A l’origine des pièces de Pierre Malphettes il y a toujours
un “chiche”, un rêve de môme. L’artiste
nous entraîne dans ses rêves impossibles et sa lutte pour
y arriver. S’approprier le monde par ce biais, c’est faire
entrer le monde dans la pièce, c’est proposer une architecture
intime qui met à mal tous nos repères.
En travaillant des matières intangibles telles que l’air,
la lumière, l’eau ou bien encore des matériaux bruts,
de construction, il matérialise des espaces mentaux qui matérialisent
le voyage, le parcours.
La poésie naît d’un déplacement contrarié,
impossible voir inconcevable.
L’oeuvre que l’artiste nous propose dans le cadre d’Artissima
tend à se jouer des codes du paysage.
A partir d’éléments simples et significatifs, une
arbre, un rocher, une source, Pierre Malphettes compose une installation
qui oscille entre le tableau peint et l’espace agencé du
jardin japonais.